94ème anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 [el]

Présidée par Jean Loup Kuhn-Delforge, ambassadeur de France en Grèce, la cérémonie de commémoration du 94ème anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918 s’est déroulée au cimetière militaire des forces alliées de Kalamaki, à Alimos.

L’ambassadeur, accompagné des trois conseillers de l’Assemblée des Français de l’étranger et du Colonel Christophe Giraud, attaché de défense, a déposé une gerbe de fleurs devant la stèle commémorative du carré français.

Le chef d’état-major adjoint des armées helléniques, le Vice Amiral Apostolakis, accompagné des représentants des armées grecques de Terre, Air et Mer, a tenu à marquer de sa présence l’hommage que les représentants de l’État et du peuple français ont rendu aux soldats tombés lors de la Première Guerre mondiale ainsi qu’à tous ceux qui sont morts pour la France.

A cette occasion, Jean Loup Kuhn-Delforge a prononcé l’allocution suivante :

« Comme chaque année, nous voici réunis pour renouer le fil du temps et nous souvenir.

Nous souvenir des souffrances de ceux qui sont tombés pour la France, dans la lutte commencée le 2 août 1914 et achevée le 11 novembre 1918.

Durant ces quatre ans, le peuple français tira de lui-même un effort inouï, le plus grand des belligérants, et de tous, il a perdu le plus de son sang.

Cette journée est d’abord une journée de recueillement, deuil individuel et familial, deuil collectif et national.

Bientôt un siècle se sera écoulé sans que le souvenir se soit effacé du cœur, de l’âme et du corps même de notre nation.

Aujourd’hui nous ranimons cette flamme tout en méditant les leçons de cet « immense événement », de cette « colossale révolution par les armes », pour reprendre les termes du Général de Gaulle.

Leçon d’unité nationale d’abord : pendant quatre ans, les Français tinrent bon. La dispersion, la légèreté, les déchirements cédèrent en effet à la ténacité, à la cohésion, à la solidarité. Le 11 novembre est une date fédérative, constitutive de l’identité nationale.

Leçon d’avenir aussi : la guerre civile européenne de 1914 - 1918 a ouvert la carrière des bâtisseurs de l’unité européenne. Sur ce chemin difficile, notre mémoire des souffrances du passé nous crée un devoir.

Cette journée est aussi dédiée à ceux qui sont morts pour la France dans tous les conflits. Ici en Grèce, ayons une pensée particulière pour nos soldats du Front d’Orient qui , sous les ordres du Maréchal Franchet d’Esperey, ont combattu dans les Balkans. Egalement près de nous, pensons aussi à ceux de Bir Hakeim qui ont rendu son épée à la France, Bir Hakeim dont nous avons célébré cette année le 70ème anniversaire. Egalement à ceux de nos soldats morts pour la France dans les opérations extérieures.

A Athènes, évoquons enfin ceux des nôtres qui sont morts pour la liberté de la Grèce : les noms de Navarin et l’action de notre corps expéditionnaire de Morée restent des souvenirs vivants. »


Aller plus loin

- sur le site de la Présidence de la république française (www.elysee.fr) :

dernière modification le 06/04/2018

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