Commémorations en Grèce du 99e anniversaire de l’Armistice [el]

99 ans après l’Armistice de 1918, une cérémonie du souvenir a eu lieu à Athènes, le samedi 11 novembre 2017, présidée par Christophe Chantepy, ambassadeur de France en Grèce. Des élèves du Lycée franco-hellénique "Eugène Delacroix" ont lu des témoignages de combattants.

A Thessalonique, une cérémonie s’est tenue au cimetière interallié de Zeïtenlick sous la présidence du consul général et directeur de l’Institut Français de Thessalonique, Philippe Ray.

#11Novembre

Cérémonie à Athènes

A Athènes, l’ambassadeur a présidé le samedi 11 novembre 2017, la cérémonie militaire tenue à l’occasion des commémorations de l’armistice de 1918 au cimetière du carré français de Kalamaki-Alimos, en présence d’autorités militaires et civiles helléniques, des ambassadeurs en Grèce d’Allemagne, de Belgique, du Canada, du Royaume-Uni, du ministre conseiller de Serbie, des attachés de Défense américain, italien, de la consule d’Australie et des élus français.

Christophe Chantepy, a prononcé une allocution et a déposé une gerbe devant le monuments aux morts, accompagné de l’attaché de défense de l’ambassade et de la consule à Athènes, Céline Pendariès.

Retrouvez le discours de l’ambassadeur

Nous sommes rassemblés ici, comme chaque 11 novembre, au « carré Français » pour commémorer la fin de la première guerre mondiale mais aussi pour rendre hommage à tous les morts pour la France, entourés de nos amis.

C’est un moment de recueillement, un moment de méditation, un moment de réflexion.

Comme la tradition s’en est établie depuis quelques années, des élèves du LFH vont nous transmettre des témoignages. Cette année, il s’agira d’hommages aux Poilus d’Orient.

Leur écho peut nous paraître lointain. Mais il est toujours vivace et poignant. Les souffrances endurées dans le combat par nos anciens ont été indicibles. Le meilleur hommage que nous puissions leur rendre est, au-delà du souvenir, de préserver ce pour quoi ils se sont battus : la paix et la liberté.

D’abord ici en Europe. N’oublions jamais que la paix que nous vivons aujourd’hui est une exception dans l’histoire de notre continent. Cette exception ne doit pas être une parenthèse qui se refermerait un jour. Il est donc essentiel d’avoir conscience de la fragilité de la paix et de la liberté, et de l’impérieuse nécessité de la vigilance face à tout ce qui pourrait à nouveau ranimer les ferments de la division. La construction d’une Europe unie trouve toujours et encore – même si certains peuvent trouver l’argument anachronique – sa justification fondamentale dans le renoncement à s’opposer à l’autre et dans le désir de vivre avec lui. Les jeunes que vous êtes et qui reprendrez un jour le flambeau de cette construction ne doivent jamais l’oublier.

Le monde quant à lui est hélas toujours agité de conflits. La France est engagée, avec ses alliés, sur plusieurs théâtres, en relation avec la lutte contre le terrorisme. Nos soldats ont payé et paient encore un tribut à la défense de nos valeurs et des peuples amis qui ont fait appel à nous. C’est en pensant aussi à eux que nous sommes réunis aujourd’hui.

Il y a un siècle, la guerre durait déjà depuis trois ans, et elle avait acquis son caractère mondial. Les soldats et l’arrière étaient épuisés. L’année 1917 fut marquée, dans toutes les armées, par des mutineries qui traduisaient cet épuisement. C’était aussi l’année des grands ébranlements, avec la révolution en Russie et l’entrée en guerre des Etats-Unis, qui allaient modifier les équilibres et conduire au dénouement de 1918. C’était l’année où Clémenceau reprenait la présidence du Conseil. C’était aussi l’année où la Grèce est entrée officiellement en guerre, sous la conduite de Vénizélos.

Mais dans les tranchées, dans le froid ou la canicule, personne ne savait encore combien de temps l’épreuve allait durer.

Christophe Chantepy, Athènes (11 novembre 2017).

Cette année, la cérémonie s’est déroulée en présence d’un détachement exceptionnel de six élèves officiers de l’Ecole navale, qui a a rendu les honneurs. Suivie de la sonnerie aux morts, une minute de silence en hommage aux soldats tombés pour la France a été observée.

La commémoration s’est achevée par par une lecture des élèves du Lycée Franco-Hellénique "Eugène Delacroix" (LFHED) d’Agia Paraskevi, fruit de leur travail sur la première guerre mondiale.

Enfin, la chorale du LFHED, composée d’élèves de la section française et de la section hellénique, ont chanté l’hymne grec et l’hymne français.

Cérémonie à Thessalonique

A Thessalonique, Philippe Ray, consul général et directeur de l’Institut Français de Thessalonique, a présidé la cérémonie commémorative de la fin de la première guerre mondiale au cimetière interallié de Zeïtenlick. Un dépôt de gerbe a eu lieu dans les cinq sections interalliées ainsi qu’au nouveau monument grec en présence d’autorités civiles et militaires.

|Signé le 11 novembre 1918 à Rethondes entre les forces alliées et l’Allemagne, l’armistice met un terme à la Grande Guerre de 1914-1918. Le Traité de paix de Versailles a été signé le 28 juin 1919.

Le 11 novembre 1920, la dépouille d’un soldat inconnu est inhumée sous l’Arc de Triomphe à Paris. Une loi du 24 octobre 1922 fait du 11 novembre un jour férié consacré à la commémoration de la victoire et de la Paix. Depuis, chaque année, le 11 novembre donne lieu à des cérémonies devant les monuments aux morts.|

- Commémoration de l’armistice du 11 novembre à Thessalonique (article interne).

dernière modification le 12/12/2017

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