Dîner de gala 2018 de la Chambre de Commerce et d’Industrie France Grèce [el]

La Chambre de Commerce et d’Industrie France Grèce a présenté devant son invité d’honneur, Kyriakos Mitsotakis, président de la Nouvelle Démocratie, ses priorités pour 2018.

Un dîner organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie France Grèce, en l’honneur du Président de la Nouvelle Démocratie, Kyriakos Mitsotakis, s’est tenu à Athènes, le 16 janvier 2018, en présence de l’ambassadeur de France en Grèce Christophe Chantepy, de ministres grecs, de membres du corps diplomatique, de représentants de partis politiques et d’un grand nombre d’entrepreneurs grecs et français.

Cyrille Dupont, président de la Chambre de Commerce France-Grèce, a présenté le bilan pour l’année écoulée ainsi que les axes de développement des activités de la chambre en 2018.

L’Ambassadeur Christophe Chantepy, a remercié dans son discours le Président de la Nouvelle Démocratie, Kyriakos Mitsotakis, et a rappelé les liens étroits d’amitié et d’estime mutuelle qui unissent la France et la Grèce.

Il a souligné que "l’année 2018 est une année importante, pour la Grèce, la France et pour l’Europe", notamment en Grèce la fin du 3e programme d’aide en août prochain. Il a mentionné que "même si la vie reste dure pour une grande partie des citoyens grecs, l’économie grecque va mieux : la croissance est de retour, le chômage – certes encore à un niveau beaucoup trop haut – est sur une tendance baissière, les investisseurs s’intéressent de nouveau à la Grèce".

Christophe Chantepy a rappelé que ’’la Grèce a des atouts immenses, dans de nombreux domaines. Elle a aussi la chance de disposer d’une jeunesse bien formée, compétente et entreprenante, qui se bat pour son avenir" notamment dans le domaine de l’innovation, en liaison avec notre initiative MAZINNOV, forum franco-grec qui s’est tenu pour la seconde fois à Athènes à l’automne dernier.

Discours de l’ambassadeur, Christophe Chantepy, au gala annuel de la Chambre de Commerce et d’Industrie franco-hellénique

L’année 2018 va être une année importante. Pour la Grèce, pour la France, pour l’Europe.

Pour la Grèce, car c’est en août prochain que le 3ème programme d’aide à ce pays s’achève. Nous ne pouvons bien sûr que nous féliciter de cette perspective, pour la Grèce et pour la zone Euro. Dans le semestre qui vient de commencer, deux questions d’importance feront l’objet de négociations entre la Grèce et ses partenaires :

- celle du reprofilage de la dette, c’est-à-dire de la définition des mesures de moyen terme sur la dette, que l’Eurogroupe a prévu d’examiner avant la fin du programme. Au nombre de ces mesures figure la définition précise du dispositif proposé par le France, et accepté par l’Eurogroupe, du mécanisme permettant de lier à l’avenir les remboursements de sa dette par la Grèce à la santé de son économie.

- Le deuxième sujet, classique pour un pays qui sort d’un programme d’aide, est celui de la définition du dispositif d’accompagnement pour la période post-programme. Mais le plus important est que la Grèce, d’elle-même, en pleine responsabilité, continue sur la voie indispensable des réformes et évite de reproduire les erreurs du passé.

Quoi qu’il en soit des décisions qui seront finalement prises sur ces deux questions, on constate que, même si la vie reste dure pour une grande partie des citoyens grecs, l’économie grecque va mieux : la croissance est de retour, le chômage – certes encore à un niveau beaucoup trop haut – est sur une tendance baissière, les investisseurs s’intéressent de nouveau à la Grèce. Je peux témoigner que la tendance que nous avions constatée à l’occasion de la visite officielle du Président Macron en septembre dernier, s’est confirmée au dernier trimestre 2017 : des entreprises françaises qui ne sont pas implantées en Grèce nous contactent pour nous faire part de leur intérêt pour la Grèce et sollicitent notre soutien dans leurs premières démarches. Quant aux entreprises françaises qui travaillent déjà en Grèce, elles peuvent enfin de nouveau se projeter dans l’avenir – et je profite de cette occasion pour saluer leur dynamisme et le talent de leurs dirigeants.

Mais la sortie du 3ème programme n’est pas une fin, mais plutôt un nouveau début pour la Grèce. Il lui faudra tenir la ligne des réformes, de l’efficacité et de l’attractivité. Il lui faudra – cette question est essentielle, chacun le sait – construire une administration publique et une justice efficaces. La bureaucratie n’est pas seulement un fardeau pour les citoyens ; elle est un obstacle au développement économique. Et en la matière, la question n’est pas celle de la qualité des agents publics, mais celle de l’organisation de l’administration, avec notamment la définition claire de ce dont chacun a la responsabilité.

La Grèce a des atouts immenses, dans de nombreux domaines. Elle a aussi la chance de disposer d’une jeunesse bien formée, compétente et entreprenante, qui se bat pour son avenir – je le vois avec tout ce qu’elle fait dans le domaine de l’innovation, en liaison avec notre initiative MAZINNOV. Mais hélas, trop souvent, cette jeunesse doit faire le choix de l’exil. Cela doit être une préoccupation constante.

2018 sera aussi importante pour la France, qui va poursuivre dans la voie des réformes, qui va mettre encore davantage l’accent sur ses atouts, et notamment sur l’intelligence, l’innovation, l’esprit d’entreprise. Plus important peut-être encore, l’optimisme est de retour, ainsi que la confiance en nos capacités.

2018 sera enfin essentielle pour l’Europe. Dans un monde instable, il est indispensable de redonner à l’Europe de l’élan et aux citoyens européens l’envie d’Europe. C’est le sens des propositions du Président Macron. C’est le sens aussi de la méthode des consultations citoyennes qu’il a proposé aux Etats-membres d’organiser. Il est indispensable que d’ici les prochaines élections au Parlement européen, la réforme de l’Europe ait avancé, pour que les tentations de repli nationaliste reculent. Il est indispensable que les citoyens européens voient, concrètement, que l’Europe les protège – et cette protection n’est pas qu’affaire de défense ou de sécurité, mais aussi de défense des intérêts économiques de l’Union européenne. Il est indispensable que la solidarité, qui est au cœur du projet européen, soit mise en œuvre dans les politiques de l’Union. Il est indispensable que l’Europe offre à nos jeunesses des perspectives d’ouverture, de formation et d’emploi. Il est indispensable que la recherche et l’innovation soient soutenues. Il est enfin indispensable que nos valeurs communes de liberté et de fraternité soient portées haut et fort.

Κύριε Πρόεδρε της Νέας Δημοκρατίας, όλα αυτά τα γνωρίζετε. Αποτελεί μεγάλη τιμή για εμάς η παρουσία σας εδώ απόψε και είμαστε ευτυχείς που είχαμε την ευκαιρία να σας ακούσουμε. Γνωρίζετε επίσης ό,τι η φιλία που ενώνει τις δύο χώρες μας είναι τόσο δυνατή όσο και παλαιά, ό,τι στις δύσκολες στιγμές όπως και τις καλές, είμαστε μαζί. Οφείλουμε να εργαστούμε – η πρεσβεία το πράττει καθημερινά- για να τροφοδοτήσουμε περαιτέρω αυτήν τη μοναδική σχέση, σε όλους τους τομείς : τον πολιτικό, τον οικονομικό – και οι γαλλικές και οι ελληνικές επιχειρήσεις μέλη του Ελληνογαλλικού Εμπορικού και Βιομηχανικού Επιμελητηρίου εργάζονται σθεναρά προς αυτήν την κατεύθυνση – τον τομέα της καινοτομίας, του πολιτισμού, της παιδείας, της ασφάλειας, της άμυνας.

Επιτρέψτε μου να σας ευχηθώ Καλή Χρονιά Δυο χιλιάδες Δέκα οκτώ, σε εσάς, στους αγαπημένους σας, και στην Ελλάδα.

De son côté, Kyriakos Mitsotakis, président de la Nouvelle Démocratie, a évoqué les liens forts et durables dans les domaines politiques, économiques et culturels qui existent entre la Grèce et la France, soulignant que la France a fermement soutenu la Grèce de 2009 à aujourd’hui dans les années de crise. Il a notamment invité les entreprises françaises à continuer d’investir en Grèce.

En savoir plus

- Chambre de Commerce France Grèce - www.ccifhel.org.gr
- Twitter @ccifhel

dernière modification le 27/03/2018

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