Fête nationale [el]

A l’occasion de la Fête Nationale, l’ambassadeur de France en Grèce, Jean Loup Kuhn-Delforge, a accueilli les nombreux invités de la réception qui a eu lieu dans les jardins de l’École française d’Athènes, le samedi 14 juillet.

De nombreuses personnalités grecques du monde politique, de l’économie, des forces armées et de la culture étaient présentes. Parmi elles, il convient de relever un nombre significatif de membres du nouveau gouvernement (finances, éducation, défense, affaires européennes) et du Parlement récemment élu, y compris de l’opposition (SYRIZA, Grecs indépendants). A noter la présence d’hommes d’affaires de premier plan.

L’ambassadeur a prononcé le discours suivant :

« MM les ministres,
Chers collègues
Mmes et Monsieur les Conseillers élus des Français de l’étranger
Mmes et MM
Chers amis des milieux d’affaires franco-grecs et de la communauté française,

Je suis heureux de vous accueillir à l’EFA, la plus ancienne (1846) Ecole étrangère d’archéologie en Grèce. La découverte de Delphes reste pour toujours attachée à son nom. Je la remercie de nous ouvrir ses jardins.

Je voudrais également remercier les nombreuses entreprises françaises et franco-grecques qui ont grandement contribué à l’organisation de cette fête. Je ne peux les citer toutes mais leurs noms vous sont rappelés ici.

Cette célébration du 14 juillet en Grèce, cette fête de France, est la première pour moi mais comme chaque année, elle marque la force des liens qui dans tous les domaines unissent nos deux pays depuis près de deux siècles. Et j’ose dire même avant, tant la Grèce de toujours est pour nous une terre nourricière.

La coïncidence de dates de nos élections, les 6 mai et 17 juin, est comme un signe de plus de la proximité de nos destins. La Grèce vit des temps difficiles mais elle sait pouvoir compter sur l’amitié de mon pays. Le peuple français connaît et respecte les efforts endurés par le peuple grec et son désir de redressement.

La Grèce est aujourd’hui à la croisée des chemins. Elle a des obligations, des engagements à respecter. Ils sont importants pour sa crédibilité à l’égard de ses partenaires mais elle a aussi, voire surtout, des obligations à l’égard d’elle-même, tant c’est en elle-même, par les réformes de fond indispensables à mettre en œuvre, qu’elle dégagera d’abord les voies de sa croissance, de son redressement et de l’amélioration des conditions de vie, tout en donnant du sens aux sacrifices déjà subis. Avec ses partenaires de l’Union, et de la zone euro en particulier, la France entend accompagner cette Grèce désireuse de réformes sur le chemin du retour à la croissance.

Avec ses partenaires, la France est mobilisée pour préserver, conforter, renforcer l’euro qui est notre bien commun et un acquis, une étape essentielle de la construction européenne. Nous savons quel est l’attachement des Grecs (comme des autres Européens) pour la monnaie commune. Cet attachement est justifié : nous aussi, nous croyons en l’avenir de la Grèce dans l’euro.

Dans l’Union européenne, chacun a des droits et chacun a des devoirs. La France entend que les Grecs aient confiance dans la solidarité de la zone euro. Qu’ils puissent se dire que s’ils ont des progrès à accomplir -dans l’intérêt même d’ailleurs du peuple grec-, ils disposent aussi de perspectives d’un retour de la croissance et d’une amélioration des conditions de vie de ceux qui ont souffert depuis plus de deux ans.

J’adresse un message de gratitude à ceux qui assurent la présence française dans ce pays, et d’abord à nos entreprises qui conjuguent au présent comme au futur les verbes créer et partager. Créer de l’emploi, de la richesse, du bien-être. Partager du savoir faire, du talent. Bien sûr, le nom des plus connues, souvent parmi les plus grandes des sociétés françaises, vient aussitôt à l’esprit tant leurs investissements ont très tôt marqué l’histoire économique de la Grèce. Je les remercie de leur engagement sans faille depuis de nombreuses années, engagement que seule l’adversité, en un mot aujourd’hui la crise, peut parfois, rarement, mettre en défaut. Permettez-moi de saluer également ce soir des acteurs tout aussi importants de la relation économique bilatérale, les petites et moyennes entreprises franco-grecques mais aussi tous les entrepreneurs individuels, français ou binationaux, qui ont su tisser un réseau vaste et dense, de coopération et d’amitié entre nos 2 pays. Ce réseau que font vivre notre chambre de commerce bilatérale et Ubifrance.

Je tiens à saluer également tous ceux qui, dans les domaines essentiels de la connaissance, des arts, des lettres et des sciences, travaillent avec notre Institut français à donner à notre relation culturelle une densité tout à fait exceptionnelle. L’intérêt pour la France de tant de chercheurs, d’artistes, de professionnels de la culture ne se dément pas : il est le signe d’une proximité naturelle, toujours vivante, d’autant plus importante en cette période de difficultés et de doute.

En ce jour de fête nationale, j’ai une pensée particulière pour la communauté française de Grèce, forte de plus de 12 000 personnes, dont beaucoup ont ici des liens affectifs et familiaux très forts. Elle constitue un trait d’union essentiel entre nos deux pays. Pour les associations françaises aussi, qui participent, chacune à sa manière, à la densification de la relation bilatérale dans l’œuvre caritative, la scolarité, le secteur économique ou encore le champ culturel. Ainsi, la communauté française contribue-t-elle à donner chair, vie, couleurs à la grande relation franco-grecque.

Merci de votre attention. Je vous souhaite une bonne soirée ! Elle se poursuivra à 22h30 par la projection du film de Jean Renoir "La Marseillaise" dans les jardins du Musée numismatique, avenue Panepistimiou.

Ζήτω η ελληνογαλλική φιλία ! Ζήτω η Ευρώπη, το κοινό μας πεπρωμένο !

Les hymnes nationaux vont maintenant être interprétés par la jeune chorale du plus que centenaire lycée Léonin de Patissia. »

Voir la vidéo (Youtube) :

dernière modification le 27/03/2018

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