Grèce – déclaration de Michel Sapin (conseil ECOFIN - 21/3/2017) [el]

Michel Sapin, ministre de l’économie et des finances, a participé à la réunion de l’Eurogroupe et au Conseil ECOFIN qui se sont tenus à Bruxelles le 20 et 21 mars 2017.

Le ministre a donné une conférence de presse le 21 mars à l’issue du conseil ECOFIN.

Propos sur la Grèce de Michel Sapin (extraits)

"Lors de ce Conseil des Ministres de l’UE nous est parvenue l’information du décès d’Henri Emmanuelli. Je souhaitais vous dire combien c’est une grande tristesse pour moi. (…)

Concernant la Grèce, on trouve toujours que cela prend du temps. Les Grecs surtout pensent que cela est un peu long. Nous pouvons le comprendre. La situation grecque s’améliore. Même si les chiffres de croissance de l’année dernière n’ont pas été aussi importants que ce qui pouvait être espéré, nous pouvons quand même noter la sortie de toute une période de décroissance depuis des années et des années. Les perspectives pour cette année s’annoncent correctes, avec des chiffres en termes budgétaires pour l’année dernière qui sont exceptionnellement bons. Ils ont largement dépassé les prévisions avec presque 3% d’excédent primaire.

Pourtant, une inquiétude pèse sur l’économie grecque. Cette inquiétude est certainement due en grande partie à la durée de ces négociations. Peut-être cette durée est-elle légitime du point de vue du fond, mais il ne faut jamais oublier que tout cela a des conséquences sur l’économie réelle. Et nous avons besoin que l’économie réelle en Grèce redémarre, qu’elle produise de la richesse supplémentaire, qu’elle produise des emplois supplémentaires. Ce qui a été le cas au cours de l’année dernière et à la suite de l’accord de 2015. Or, nous ne sommes absolument pas dans une situation aussi difficile qu’en 2015. Nous sommes dans une situation de débats logiques, normaux, mais il faut éviter qu’il y ait des conséquences sur l’économie réelle, ce qui serait je crois le plus dommageable pour tout le monde, y compris pour nous.

En effet, une économie réelle qui ralentirait à cause des incertitudes, cela nous conduirait à une situation plus compliquée, plus délicate, et qui au bout du compte serait plus coûteuse pour les Européens, face à la nécessité d’apporter leur solidarité à la Grèce.

Ainsi vraiment je souhaite et nous souhaitons tous, que la conclusion des négociations soit rapide. Hier, davantage hors de l’enceinte que dans l’enceinte de l’Eurogroupe, je crois que cela s’est bien passé en termes de la mise au point d’un calendrier, d’une méthode de négociation, d’une volonté affirmée par les uns et par les autres d’aboutir le plus rapidement possible à un accord. Je ne sais pas quelle sera la date exacte, mais je pense que nous aurons beaucoup progressé d’ici le mois d’avril. Et lors de la réunion de Malte de toute façon, nous ferons le point sur cette question.

Je veux redire ici la détermination de la France à apporter son soutien à un gouvernement qui fait les choses. Je ne dis pas qu’il les fait facilement, je ne dis pas qu’il les fait dans tous les domaines, à la vitesse qui serait souhaitable mais, il y a une différence fondamentale par rapport à tous les gouvernements précédents depuis 2010 : il fait, il met en œuvre et il obtient des résultats. Et là est l’élément que nous devons conforter dans la période actuelle. (...)

En savoir plus

Retrouvez le texte intégral de la conférence de presse tenue par Michel Sapin (Bruxelles, conseil ECOFIN - 21 mars 2017) sur le site de la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne : Grèce - "Le drame est derrière nous"

dernière modification le 22/03/2017

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