Le philosophe et poète Michel Deguy doublement à l’honneur [el]

Michel Deguy, professeur émérite de lettres de l’université Paris VIII, philosophe, poète et essayiste a reçu les insignes et le diplôme de Docteur Honoris Causa des mains du recteur de l’Université nationale et capodistrienne d’Athènes, Monsieur Théodosis Pelegrinis, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 30 avril 2014, dans la grande salle de l’Université.

Exceptionnellement, en raison de la double qualité de poète-philosophe et philosophe-poète, le titre de docteur honoris causa lui a été décerné à la fois par le département de philosophie, pédagogie et psychologie et par le département de lettres françaises de l’université.

Proche de Jacques Derrida, Michel Deguy a notamment participé aux revues Critique et Les Temps modernes. Il est aujourd’hui également rédacteur en chef de la revue Po&sie qu’il a créée en 1977. En 1998, il a reçu le Grand Prix national de la poésie et, en 2004, le Grand Prix de poésie de l’Académie française.

A Athènes, M. Michel Deguy a pris la parole devant un auditoire composé des professeurs des deux départements, d’amis grecs et d’une délégation de philosophes français venus à Athènes à l’occasion de la première Nuit de la philosophie organisée par l’Institut français de Grèce, qui a réuni plus de 3.500 participants.

« Que faisons-nous de l’antiquité aujourd’hui ? », telle est la question que Michel Deguy a choisi de poser dans son discours de remerciement. Son hommage à la culture et à la langue grecque a débuté par l’évocation de sa découverte des chefs d’œuvre de l’Antiquité grecque, avec la Victoire de Samothrace en figure de proue, puis de ses pérégrinations en Grèce pour expliquer le “transfert du mythologique au poétique moderne”. Après s’être interrogé sur l’essence de la poétique, il rappelle qu’elle est avant tout “disposition” à changer le monde.

Amoureux du « mot grec » en français, il le défend en remettant en jeu dans une effervescence féconde, la provenance lexicale et la ressource grammaticale grecque de la langue – avec, et parfois, « tout contre » la latine.

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dernière modification le 06/04/2018

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