Les pays de l’Europe du Sud se sont réunis à Lisbonne (28/1/2017) [el]

Le sommet des pays méditerranéens de l’Union européenne s’est tenu à Lisbonne, au Portugal, le 28 janvier 2017 en présence notamment de François Hollande, Président de la République française, d’Harlem Désir, secrétaire d’Etat aux Afffaires européennes et du Premier ministre de la République hellénique, Alexis Tsipras.

Il a réuni les dirigeants des sept pays de l’Europe du Sud dont Chypre, l’Espagne, la France , la Grèce, l’Italie et Malte à l’invitation de M. António Costa, Premier ministre du Portugal.

Le sommet tenu au Portugal, à Lisbonne, s’est conclu par une déclaration commune appelant notamment à la relance de la croissance et de l’investissement en Europe.

Déclaration de Lisbonne (en français)

Déclaration de Lisbonne des Chefs d’Etat et de Gouvernement (28 janvier 2017)

1. Nous, chefs d’État et de gouvernement de la République de Chypre, d’Espagne, de France, de Grèce, d’Italie, de Malte et du Portugal, nous sommes réunis à Lisbonne le 28 janvier 2017 pour un deuxième sommet des pays du Sud de l’Union européenne.

2. À la suite de notre première réunion à Athènes et de l’adoption de la Déclaration d’Athènes le 9 septembre 2016, nous réaffirmons notre objectif de développer notre coopération et de contribuer à une Union européenne forte et unie.

3. Nous estimons que dans un monde confronté à des incertitudes et une instabilité croissantes, nous serons plus forts en agissant ensemble. Affaiblir l’Europe n’est pas une option.

4. L’Union européenne doit défendre nos valeurs de liberté, de démocratie, de primauté du droit, de respect et de protection de tous les droits de l’homme, faire face aux défis communs qui se posent aux États membres et apporter des réponses concrètes aux préoccupations réelles de nos citoyens : l’emploi, la croissance économique et la cohésion sociale ; la protection face aux menaces du terrorisme et de la guerre ; un avenir meilleur pour les jeunes générations grâce à l’éducation et à l’emploi, et un rôle central accordé à la culture et à l’éducation au sein de nos sociétés.

5. À cette fin, l’Union doit agir conformément aux principes de solidarité et de subsidiarité, améliorer le fonctionnement de ses institutions et assurer leur obligation démocratique de rendre compte. Elle devrait aussi accroître l’implication de tous les acteurs de la société, notamment des autorités locales et régionales.

6. Le Royaume-Uni a apporté des clarifications utiles sur ses intentions quant à ses relations futures avec l’Union européenne. Nous sommes prêts à engager des négociations après avoir reçu la notification prévue à l’article 50 avec l’espoir que le Royaume-Uni reste un partenaire proche de l’UE.

7. Nous réaffirmons notre soutien au processus en cours en vue de la réunification de Chypre, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et à l’acquis de l’UE et sous l’autorité du nouveau Secrétaire général des Nations Unies. Nous rappelons que la République de Chypre est membre de notre Union et le demeurera après le règlement et que l’appartenance à l’UE constitue la meilleure protection pour Chypre réunifiée.

8. Après la réunion de Bratislava et sous la présidence maltaise de l’Union européenne, le sommet informel de Malte et la célébration à Rome du soixantième anniversaire des Traités de Rome offriront l’occasion de débattre et de décider de l’orientation de l’Union européenne et d’objectifs clairement définis pour elle. Conscients de cela, nous sommes convenus d’axer notre action sur les priorités et mesures ci-après :

Favoriser l’investissement, la croissance, l’emploi et la convergence en Europe

9. Nous estimons qu’il est urgent de promouvoir l’investissement, la croissance, l’emploi, en portant une attention particulière à l’emploi des jeunes et la convergence afin de permettre à nos citoyens de jouir du bien-être et de la prospérité. Nous devrions également mettre en œuvre les stratégies pour un marché unique, en particulier le marché unique numérique, l’union de l’énergie et l’union des marchés des capitaux, afin de favoriser la compétitivité.

10. Nous avons besoin de propositions claires pour compléter l’Union économique et monétaire et mettre fin aux divergences économiques et aux asymétries qui ont été aggravées par la crise de la zone euro. Achever l’union bancaire d’ici au milieu de 2017, assurer un niveau approprié d’investissement public et privé et progresser vers la convergence dans les domaines social et fiscal devraient constituer nos principales priorités.

11. Dans ce contexte, nous encourageons l’aboutissement en temps utile et avec succès de la deuxième revue du programme pour la Grèce dans le cadre de l’acquis européen, ce qui est dans l’intérêt de la zone euro dans son ensemble.

12. Nous devrions compléter l’action de la BCE par une politique budgétaire qui rende possible un bon dosage macroéconomique afin d’assurer l’assainissement des finances publiques, tout en soutenant l’investissement afin de renforcer la reprise de l’économie. Nous aspirons également à réduire les déséquilibres excessifs, à favoriser une plus grande inclusivité et à réduire les inégalités dans notre action en faveur de la croissance économique. Nous devons examiner les propositions énoncées dans le rapport final du Groupe de haut niveau sur les ressources propres, progresser dans l’intégration budgétaire en développant une politique budgétaire véritablement orientée vers l’Europe et préparer le débat sur la mise en place d’une capacité budgétaire pour la zone euro.

13. Nous sommes favorables à l’extension et au renforcement du Fonds européen pour les investissements stratégiques, mais nous réaffirmons la nécessité d’aller plus loin pour répondre au problème du retard d’investissement dans de nombreux États membres et de nombreuses régions. Les projets d’investissement dans les États membres qui connaissent un taux élevé de chômage et les projets transfrontaliers d’intérêt commun qui favorisent l’innovation et l’intégration des marchés devraient être encouragés. Nous envisageons un nouveau cycle vertueux de convergence en Europe, sous l’impulsion d’un accroissement des investissements publics et privés qui soutienne la reprise économique, crée des emplois nouveaux et de qualité, renforce l’impact des réformes structurelles et appuie la transition vers un nouveau modèle de croissance.

14. Nous voulons un renforcement du socle européen des droits sociaux, élément fondamental pour préserver et continuer à développer le modèle social européen et la prospérité. Nous sommes d’accord quant à la nécessité de lutter contre le dumping social.

15. Nous devons mettre en place une politique commerciale solide reposant sur des échanges équitables, sur la promotion de nos normes et sur la préservation de notre mode de vie. Les réactions protectionnistes ne sont pas la bonne réponse à la mondialisation.

Garantir la sécurité intérieure et extérieure de l’Europe

16. La sécurité doit demeurer une priorité absolue de l’ordre du jour européen.

17. Nous soutenons fermement la Stratégie globale de l’UE et son message politique essentiel : faire de l’UE une force crédible de paix dans notre région, un pourvoyeur fiable de sécurité et un garant du bien-être et de la sécurité de nos citoyens.

18. Nous nous engageons à mettre pleinement en œuvre les conclusions du Conseil européen du 15 décembre 2016, avec pour objectif d’atteindre l’autonomie stratégique, d’améliorer notre capacité à déployer des opérations et des missions et de mieux coordonner nos programmes de défense, y compris par le renforcement de l’Agence européenne de défense. Il y a également lieu de progresser dans la mise en œuvre de la Déclaration conjointe UE-OTAN de juillet 2016, dans le plein respect de l’autonomie décisionnelle des deux organisations.

19. Du fait de la connaissance que nous avons des pays partenaires de la Méditerranée et d’Afrique et de notre proximité avec eux, nous demeurons particulièrement vigilants en ce qui concerne la situation de cette région. Nous sommes particulièrement favorables au développement de la capacité de l’UE à mener des opérations militaires et des missions civiles dans cette région, en coopération avec les pays partenaires africains.

20. Nous devons renforcer nos efforts pour mettre en œuvre la stratégie de sécurité intérieure de l’Union européenne et pour assurer effectivement l’interopérabilité et la cohérence de nos systèmes d’information et de nos bases de données, ainsi que l’accès de nos forces de sécurité à ces systèmes et bases. Nous ne pourrons lutter contre le terrorisme que si nous concentrons notre action sur l’amélioration des échanges d’informations et de la coopération opérationnelle entre nos services répressifs. Nous voulons préserver l’espace Schengen sans frontières intérieures. Cela nécessite une coopération forte et des instruments appropriés pour gérer et contrôler efficacement les frontières extérieures de l’UE, garantissant ainsi la sécurité de ses citoyens. La pleine mise en œuvre opérationnelle de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, de même que des contrôles systématiques de sécurité, constituent des avancées importantes dans la bonne direction.

21. Nous attachons un degré élevé de priorité à la prévention de la radicalisation et du recrutement par des groupes terroristes au sein de nos propres sociétés. Nous devrions nous concentrer sur l’exclusion sociale dans certaines de nos villes et sur le rôle important de ce phénomène qui est l’une des causes profondes de la radicalisation. C’est pourquoi, nous estimons qu’il conviendrait de mettre en place un programme européen d’investissement afin de pouvoir procéder à la rénovation de nos villes sous tous ses aspects : urbanisme, activité économique, maintien de l’ordre, services sociaux, soins de santé et éducation.

22. Une attention particulière devrait être accordée aux victimes qui ont directement subi le fléau du terrorisme.

Les migrations et le renforcement de la coopération en Méditerranée et avec les pays d’Afrique

23. Nous avons une même perception des défis qui se posent au Sud au sens large. De ce fait, nous nous emploierons, conjointement avec nos partenaires européens, à promouvoir le développement et la croissance de notre voisinage méridional et à contribuer à sa stabilité et à sa sécurité.

24. Nous devons soutenir les efforts déployés par nos partenaires pour assurer leur propre sécurité ainsi que pour lutter contre les migrations irrégulières et traiter plus efficacement les causes profondes des migrations. Nous soutenons la mise en œuvre de la Déclaration UE-Turquie, l’approche du Nouveau cadre de partenariat pour les migrations et la mise en œuvre du Plan d’action de La Valette, de même que le nouveau Fonds européen pour le développement durable (FEDD). Considérant que le FEDD favorisera l’investissement et le développement économique en Afrique, nous encourageons une proposition visant à en étendre le bénéfice à d’autres pays et régions d’Afrique.

25. Nous devons établir ces partenariats avec les pays africains d’origine et de transit sur la base de la confiance, d’une coopération étroite et régulière et d’une approche flexible. Le Sommet de Malte nous donnera l’occasion de traiter de la situation dans les routes de la Méditerranée centrale et d’examiner de nouvelles voies de coopération avec le Gouvernement Libyen, dans le plein respect des droits de l’Homme et du droit international. Une bonne part des résultats d’un tel processus dépendra de la stabilisation de la situation en Libye et de l’implication effective du GUN, auquel nous réitérons notre soutien.

26. Les principes de responsabilité et de solidarité au sein de l’UE à l’égard des États membres de la Méditerranée les plus touchés par la pression migratoire devront également continuer à être la pierre angulaire de notre politique. Cela comprend la révision du régime commun d’asile européen pour le rendre plus efficace et plus convergence, en particulier en direction des Etats en première ligne. Cela comprend également la nécessité d’assurer le détachement adéquat de personnels auprès de Frontex, de l’EASO et des autres mécanismes de l’UE qui appuient les systèmes de réception et régimes d’asile des États en première ligne.

Aller de l’avant

27. L’Union européenne doit produire des résultats et progresser de manière équilibrée et concrète sur tous ces fronts. Des changements réels devront se faire sentir dans la vie de nos citoyens.

28. Nous soulignons qu’il est urgent pour l’UE de s’attacher à répondre efficacement aux défis nouveaux, notamment dans le domaine de la sécurité et de la défense. Afin de parvenir à cet objectif, il est essentiel de mener à bien un domaine d’intégration tout aussi important en parachevant et en réformant l’Union économique et monétaire, en assurant la résilience et la cohésion de la zone euro et en permettant ainsi à l’euro de jouer le rôle conçu pour lui à l’origine.

29. Nous estimons que c’est ainsi que nous pourrons faire en sorte que tous les États membres bénéficient d’une même prospérité et renforcer l’unité et le sens du projet européen.

30. Le prochain sommet des pays du Sud de l’Union européenne aura lieu en Espagne, puis à Chypre.

Déclaration de Lisbonne - 2ème Sommet des Pays méditerranéens de l’Europe du Sud (en anglais)

Lisbon Declaration of the 2nd Mediterranean/Southern EU Countries’ Summit

1- We, the Heads of State and Government of the Republic of Cyprus, France, Greece, Italy, Malta, Portugal and Spain, have met in Lisbon for a second Summit of the Southern EU Countries on 28 January 2017.

2- Following our first meeting in Athens and the adoption of the Athens Declaration on 9 September 2016, we confirm our aim of enhancing our cooperation and of contributing to a strong and united European Union.

3- We believe that in a world confronted with growing uncertainties and instability, we will be stronger by acting together. Weakening Europe is not an option.

4- The European Union must uphold our values of freedom, democracy, rule of law and respect and protection of all human rights, address common challenges the Member States are facing and deliver concrete answers to the real concerns of our citizens : employment, economic growth and social cohesion ; protection from the threats of terrorism and uncertainty ; a brighter future for the younger generations through education and jobs ; and a central role for culture and education in our societies.

5- To this end, the Union must act according to the principles of solidarity and subsidiarity, improve the functioning of its Institutions and ensure their democratic accountability. It should also aim to increase the involvement of all actors in society, namely the local and regional authorities.

6- The United Kingdom has brought a useful clarification of its intentions on its future relationship with the European Union. We are ready to begin negotiations after receiving the Article 50 notification with the hope to have the UK as a close partner of the EU.

7- We reiterate our support to the ongoing process for the reunification of Cyprus, without guarantees, in line with UNSC Resolutions and the EU acquis and under the leadership of the new Secretary-General of the United Nations. We recall that the Republic of Cyprus is and will remain a member of our Union after the settlement, and that EU membership is the best safeguard for a reunified Cyprus.

8- After the Bratislava meeting, and under the Maltese Presidency of the European Union, the Informal Malta Summit and the Rome celebration of the 60th anniversary of the Treaties of Rome will provide the opportunity to debate and decide on the direction and clear objectives for the European Union. With that in mind, we have agreed to focus our work on the following priorities and measures :

I – Fostering Investment, Growth, Employment and Convergence in Europe

9- We share the urgency of promoting investment, growth, employment, with special focus on youth employment, and convergence to allow our citizens to enjoy economic well-being and prosperity. We should also implement the Single Market Strategies, in particular the Digital Single Market, the Energy Union and the Capital Markets Union, to foster competitiveness.

10- Work is needed on deepening the EMU, to ensure that the monetary union functions effectively and its benefits reach all citizens. We need clear proposals to complete the EMU and close the economic divergences and asymmetries aggravated by the Eurozone crisis. Completing the banking union by mid-2017, ensuring an adequate level of public and private investment and making progress towards convergence in the social and tax fields should be top priorities.

11- In this context, we encourage the timely and successful conclusion of the second review of the Greek programme in the framework of the European acquis, in full respect of democratic and constitutional values, in the interest of the whole Euro Area.

12- We should complement the action by the ECB with a fiscal policy that enables the right policy mix to ensure sound fiscal consolidation, while supporting investment to strengthen the economic recovery. We also strive to reduce excessive imbalances, promote greater inclusiveness and reduce inequality in our pursuit of economic growth. We need to consider the proposals put forward by the final report of the High Level Group on Own Resources, advance in fiscal integration by developing a truly European oriented fiscal policy and prepare the discussion on the setting up of a fiscal capacity for the Euro Area.

13- We support the extension and strengthening of the European Fund for Strategic Investments, but we reiterate the need to go further in addressing the investment gap existing in many Member States and regions. Investment projects in Member States with high unemployment and cross-border projects of common interest that foster innovation and market integration should be promoted. We envisage a new virtuous circle of convergence in Europe, driven by increased public and private investment that strengthens the economic recovery, creates new and better jobs, reinforce the impact of structural reforms and support the transition to a new growth model.

14- We want the European Pillar of Social Rights to be strengthened as a fundamental element in preserving and further developing the European social model and welfare state. We agree on the need to fight social dumping by addressing issues related to fraud, abuses and circumvention of rules.

15- We need to develop a robust trade policy based on fair exchanges, the promotion of our standards and the safeguarding of our way of life. Protectionist reactions are not the right answer.

II – Ensuring the internal and external security of Europe

16- Security should remain a top priority on the European agenda.

17- We strongly support the EU Global Strategy and its core political message : making the EU a credible force for peace in our region, a reliable security provider and a guarantor of our citizens’ wellbeing and security.

18- We express our commitment to fully implement the European Council conclusions of 15th December 2016, with a view to achieving strategic autonomy, strengthen our capacity to deploy operations and missions and better coordinate our defence programmes, including through the reinforcement of the European Defence Agency. Work is also to be taken forward on the implementation of the Joint EU-NATO Declaration of July 2016, in full respect of the decision-making autonomy of both organisations.

19- Based on our special knowledge and proximity to the partner countries in the Mediterranean and in Africa, we remain particularly vigilant regarding the situation in the region. We particularly support the development of the European Union’s capacity to conduct military operations and civilian missions in that region, in cooperation with African partner countries.

20- We need to step up efforts to implement the European Union Internal Security Strategy and to effectively ensure the interoperability, coherence and access by our security forces to our information systems and data bases. We can only fight terrorism if we concentrate on improving information exchange and operational cooperation between law enforcement authorities. We want to preserve the Schengen area without internal borders. That requires strong cooperation and the adequate instruments to effectively manage and control the EU’s external borders thereby ensuring the security of EU citizens. The full operationalisation of the European Border and Coast Guard Agency as well as systematic security checks are important steps in the right direction.

21- We attach a great priority to prevent radicalisation and recruitment by terrorist groups in our own societies. We should focus on the social exclusion present in some of our cities, and the important role it plays as one of the root causes for radicalisation. That is why we believe a European investment programme should be designed to enable the regeneration of our cities in all its dimensions : urban planning, economic activity, law enforcement, social services, healthcare and education.

22- Special attention should be paid to the victims, who have directly suffered the scourge of terrorism.

III – Migration and Reinforcing cooperation in the Mediterranean and with African Countries

23- We share a common understanding about the challenges we face in our broader southern region. As such, we will engage commonly with our European partners in order to promote development and growth in our southern neighbourhood and contribute to its stability and security.

24- We need to support the efforts of our partners to ensure their own security as well as to fight against irregular migration and to address more effectively the root causes of migrations. We support the full and non-discriminatory implementation of the EU-Turkey Statement as well as close cooperation with Asian partners, particularly in developing robust readmission and return procedures. We welcome the approach of the New Partnership Framework for Migration, and the implementation of the La Valetta Action Plan, as well as the new European Fund for Sustainable Development. Since the EFSD will promote investment and economic development in Africa, we encourage a proposal to extend its beneficiaries to other African countries and regions.

25- We need to build these partnerships with the African Countries of origin and transit based on trust, close and regular cooperation, and a flexible approach. The Malta Summit will give us the opportunity to address the situation in the Central Mediterranean routes, and to explore new pathways of cooperation with the Libyan Government, in full respect for human rights and international law. Much of the outcome of such a process will depend upon the stabilisation of the situation in Libya and the effective involvement of GNA, to whom we reiterate our support.

26- The principles of responsibility and solidarity within the EU towards the Member States in the Mediterranean most affected by the migratory pressure must also continue to be the cornerstone of our policy. This includes the review of the Common European Asylum System, making it more effective and more convergent in particular towards the front-line states. It also includes the immediate intensification of the current relocation process as well as ensuring adequate secondment of personnel to FRONTEX, EASO and other EU mechanisms which are supporting the reception and asylum systems of front-line states.

IV – Way ahead

27- The European Union needs to deliver and progress, in a balanced and concrete way, on all these fronts. Real changes must be felt in citizen’s lives.

28- We defend the urgency of the EU to focus on effectively responding to the new challenges, namely in the security and defence area. In order to achieve this goal, it is essential to conclude an equally important area of progress by completing and reforming the EMU, ensuring a resilient and cohesive Eurozone and thus allowing the euro to fulfil its original role.

29- We believe this is the way to build a shared prosperity by all Member States and reinforce the unity and sense of purpose of the European project.

30- The next Southern EU Countries Summits will be held in Spain and, after, in Cyprus.

La première édition du sommet s’était tenue en septembre 2016 à Athènes en présence du Président de la République.

En savoir plus

Sur le site

dernière modification le 22/03/2017

haut de la page