Macron-Mitsotakis : vers un partenariat stratégique de sécurité franco-grec (29/01/20) [el]

Emmanuel Macron, président de la République française, a reçu à Paris le 29 janvier 2020, le premier ministre de la République hellénique, Kyriakos Mitsotakis.

MM. Macron et Mitsotakis ont abordé de nombreux sujets bilatéraux et d’actualité internationale : les tensions en Méditerranée orientale et avec la Turquie, le Brexit, les réformes européennes en matière de la politique agricole commune et en matière d’asile, la transition écologique, le développement des relations bilatérales et les investissements.

Lors des déclarations à la presse, le président Macron a annoncé l’élaboration, d’ici juin 2020, d’un véritable partenariat stratégique de sécurité entre la France et la Grèce, fondé sur une vision stratégique et géopolitique commune de l’Europe et de la Méditerranée. Il inclura notamment des consultations régulières des ministres des Affaires étrangères et des Armées, une présence accrue de la Marine nationale française en Méditerranée orientale, une coopération industrielle renforcée et des opérations communes maritimes et terrestres.

Le Président Macron a exprimé de nouveau le soutien de la France à la Grèce et à Chypre, face aux atteintes à leurs souverainetés dans l’espace maritime, face aux provocations de la Turquie.

Grèce - Déclaration conjointe à la presse de M. Emmanuel Macron, président de la République, et de M. Kyriakos Mitsotakis, Premier ministre de la République hellénique - Propos de M. Macron (Paris, 30/01/2020)

Mesdames, Messieurs,

Monsieur le Premier Ministre, cher Kyriakos,

Je suis très heureux de votre venue à Paris après votre première visite au mois d’août dernier et tous les échanges que nous avons pu avoir, ensemble, ces derniers mois. Nous avons, en effet, beaucoup échangé à Bruxelles, à Londres et dans des endroits communs et je dirais de manière constante, et aujourd’hui nous avons pu faire le point sur à la fois le contexte bilatéral, les sujets stratégiques et de sécurité, le contexte européen et une discussion politique approfondie.

Nos deux pays - je veux ici le dire avec beaucoup de force - sont liés par une même vision stratégique, géopolitique de l’Europe et de la Méditerranée. Et nous voyons ensemble la Méditerranée comme un espace d’échanges commerciaux et humains, de croisements intellectuels et culturels dont la stabilité et la sécurité ont toujours déterminé celle de l’Europe toute entière.

C’est pourquoi nous avons principalement échangé aujourd’hui sur les questions de sécurité, notamment sur la situation de la Méditerranée orientale, du Proche et du Moyen-Orient.

Je veux ici redire nos positions constantes, toujours fermement rappelées dans le cadre de l’Union européenne, comme de l’OTAN. La France soutient la Grèce, Chypre, quant au respect de leurs souverainetés, dans leurs espaces maritimes, en condamnant avec nos partenaires européens les intrusions et provocations de la Turquie à cet égard.

À ce titre, nous avons réévoqué l’accord récemment signé entre le gouvernement d’entente nationale libyen et la Turquie pour le condamner avec la plus grande fermeté. Je veux aussi dire ici ma préoccupation quant aux agissements en ce moment même de la Turquie, en contravention explicite avec ce que le président Erdogan s’était engagé à faire lors de la conférence de Berlin. Nous voyons ces derniers jours, des navires turcs accompagnés des mercenaires syriens arrivant sur le sol libyen. C’est une contravention explicite et gravissime à ce qui a été conclu à Berlin. C’est un non-respect de la parole donnée. C’est attentatoire à la souveraineté de la Libye et c’est attentatoire à la sécurité de tous les Européens et des Sahéliens. Je veux le dire ici avec la plus grande fermeté. Preuve, si besoin en était, que les préoccupations que nous avions évoquées ensemble avant, Monsieur le Premier ministre, étaient avérées.

Nous souhaitons, au-delà de ces prises de position commune sur la Méditerranée orientale et des initiatives prises ensemble, renforcer notre coopération bilatérale en mettant en place d’ici la fin du mois de juin un véritable partenariat stratégique de sécurité. Ce partenariat stratégique sera précisé dans les prochaines semaines avec, fin février, la visite de la ministre des armées françaises dans votre pays. Ce partenariat stratégique de sécurité impliquera des consultations politiques régulières entre nos ministres des affaires étrangères et des armées, une présence navale accrue de la Marine française dans la région, une coopération industrielle renforcée et des opérations communes, maritime comme terrestre, que nous sommes en train de finaliser. Ce partenariat pourra être progressivement ouvert à d’autres pays de la région. Il n’est tourné contre personne, mais il doit permettre d’assurer la pleine sécurité d’une région stratégique pour l’Europe et au-delà.

Au niveau européen, je me félicite du désir de la Grèce de contribuer à l’initiative européenne d’intervention et réitère mon soutien à ce qu’elle puisse être intégrée à cette initiative dès que possible.

Nous avons également ensemble évoqué les relations économiques entre nos deux pays. Elles sont anciennes, ancrées, et les entreprises françaises, j’en suis fier, ont su rester aux côtés de la Grèce pendant la crise économique et financière.

Mais elles doivent désormais faire davantage pour accompagner la reprise, accélérer la hausse des investissements qui forment en quelque sorte le nouveau chapitre de l’histoire de votre pays et de nos relations. Là aussi, vous pouvez compter sur notre engagement et je sais que ce matin, les échanges qui se sont tenus lors du forum d’affaires avec nos entreprises ont permis de mobiliser. Je vous remercie d’avoir déployé cinq de vos ministres lors de ce forum qui a été ouvert par le ministre de l’économie et des finances français et nous allons poursuivre cet engagement commun.

Nous avons aussi discuté ensemble des principaux dossiers européens du moment. Le premier, la question migratoire. Sur ce point, je veux le dire là aussi, nous avons une vision profondément convergente. Je sais combien la Grèce est confrontée à une situation très difficile en ce moment. Le secrétaire d’État Laurent Nunez était à Athènes il y a quelques jours et la France sera à vos côtés dans ce moment d’urgence en accueillant 400 personnes en besoin de protection et en déployant des soutiens très concrets, c’est-à-dire des personnels de l’OFPRA, des policiers, un appui aux vols de retour pour reconduire rapidement les migrants illégaux. Et donc je veux ici vous réaffirmer l’engagement très concret de notre pays face à cette pression migratoire. Mais plus largement, nous souhaitons ensemble faire avancer les réformes indispensables en la matière. La Commission européenne, sous l’autorité du vice-président Schinas, présentera dans les prochaines semaines un nouveau pacte européen sur l’asile et l’immigration. Je souhaite qu’il puisse être adopté rapidement pour que l’Europe se dote enfin cette année d’une politique migratoire commune en renforçant la protection de ses frontières, en définissant mieux la responsabilité des pays de première entrée et en organisant une solidarité efficace dans l’accueil des réfugiés, qui doit prévoir justement une solidarité automatique avec les bons mécanismes qui la rendront acceptable partout et en fixant des règles d’asile communes identiques pour que les mouvements migratoires au sein de l’Europe soient enrayés. Nous en avons là aussi longuement discuté et souhaitons prendre ensemble une initiative prochaine avec d’autres pays pour appuyer justement la bonne décision en la matière.

L’autre sujet crucial sur lequel nous devons avancer de manière unie et efficace, c’est notre relation au Royaume-Uni. Dans deux jours exactement, le Royaume-Uni quittera l’Union européenne. C’est un jour triste dont nous ne devons pas minimiser l’ampleur, car c’est un échec et une leçon pour nous tous Européens. Nous devrons surtout regarder l’avenir pour le Royaume-Uni, bien entendu, mais avant toute chose pour l’Union européenne, son unité, son intégrité et nos avancées futures. Quand je disais que nous devons regarder l’avenir, c’est d’abord et avant tout en rappelant que le Royaume-Uni, s’il quitte l’Union européenne, ne quitte pas l’Europe. Il y reste ancré et tout l’y rattache : sa géographie, son histoire, son identité. Mais il nous faut bâtir un nouveau partenariat unique, très étroit en matière de défense, de sécurité, de commerce. Et cette relation devra renforcer l’Union européenne et non l’affaiblir. Et comme nous l’avons partagée avec Monsieur le Premier ministre, nous devons construire une Europe plus forte, plus souveraine, plus efficace. Et nous ne céderons dans la définition des relations futures avec le Royaume-Uni à aucune pression ni aucune précipitation. La priorité, c’est de définir à court, moyen et long terme les bons intérêts de l’Union européenne et de les préserver.

Pour construire cet avenir européen, cette décennie européenne que j’appelle de mes voeux et que je sais possible, nous travaillerons aussi étroitement ensemble au sein de la conférence sur l’avenir de l’Europe qui débutera au printemps, et nous souhaitons aussi travailler ensemble à d’autres sujets d’avenir où nos convergences de vue, je dois le dire, sont aussi manifestes.

Nous avons discuté des perspectives financières avant que Monsieur le Premier ministre ne se rende à Bruxelles dans quelques instants et nous avons en la matière des ambitions communes, qu’il s’agisse de la politique agricole ou justement des politiques de solidarité régionale, une même volonté d’avoir des critères permettant une plus grande convergence sociale. Nous avons d’ailleurs signé ensemble une contribution en la matière et nous portons aussi une ambition climatique. Et je salue les efforts faits par la Grèce sur ce sujet tout particulièrement, et nous soutenons à ce titre le Pacte vert, le Green Deal, proposé par la Commission. Nous avons également évoqué le sujet de l’élargissement aux Balkans occidentaux et plusieurs autres points durant notre échange. La Grèce et la France sont au rendez-vous de l’engagement européen.

Je me félicite des échanges que nous avons depuis le début, Monsieur le Premier Ministre, et nous continuerons, cher Kyriakos, à échanger ainsi pour partager, avancer, multiplier aussi les rendez-vous et je souhaite pouvoir aussi me rendre en Grèce prochainement pour en particulier fêter aussi des rendez-vous historiques ô combien importants qui ont toujours vu la France aux côtés de votre pays. Mais je dois dire que nous avons aussi la même vision tragique, si je puis dire, du monde et notre environnement. Elle n’empêche pas d’être optimiste mais nos deux pays, nos deux peuples ont toujours été lucides sur l’histoire. C’est aussi pour cela que nous nous tiendrons côte à côte face à l’adversité, comme pour préparer l’avenir. Nous serons là. Merci cher Kyriakos, merci Monsieur le Premier Ministre./.

(Source : site Internet de la présidence de la République - site externe)

Grèce - Déclaration conjointe à la presse de M. Emmanuel Macron, président de la République, et de M. Kyriakos Mitsotakis, Premier ministre de la République hellénique - Propos de M. , Kyriakos Mitsotakis (Paris, 30/01/2020)

Traduction de la version originale en grec, « tel que traduit »

Merci beaucoup Monsieur le Président.

Mesdames et Messieurs,

C’est un grand plaisir pour moi venir de nouveau à Paris, suite à l’invitation de mon ami, le Président Macron que je tiens à remercier pour ces propos si aimables, pour son accueil toujours chaleureux, pour le soutien qu’il fournit à notre pays.

Les liens des deux pays qui viennent d’être rappelés par le Président français datent depuis très longtemps et nos relations sont excellentes. Le fait que je suis là en ma qualité de premier ministre pour la deuxième fois consécutive dans un espace de temps limité en dit long sur ce point.

L’agenda que nous avons examiné était chargé. Nous avons évoqué la coopération en matière d’économie et de défense, les sujets régionaux et européens ainsi que la crise climatique, le nouveau budget de l’Union européenne entre autres. La Grèce et la France partagent le même avis et ont accordé leurs violons sur tous ces sujets. Nous sommes en train de mettre en place une feuille de route pour un nouveau partenariat stratégique et c’est grâce à ce partenariat stratégique que les relations bilatérales seront approfondies.

La Grèce est définitivement sortie de la crise. Son économie ne cesse d’être reclassée. La maison de notations Fitch a récemment reclassé le niveau d’investissement de notre pays, donc la Grèce voudrait attirer les investissements français. Hier, la République hellénique, pour la première fois depuis onze ans, a réussi à émettre un bon du Trésor à échéance de quinze ans, et il y a eu une demande multipliée par sept alors que le taux d’intérêt a baissé à un niveau inférieur à 2%. Tout cela réitère l’intérêt porté à l’économie grecque. Et la Grèce incite les entreprises grecques à participer à la vie économique de la France également. Ce sont des perspectives constructives que vient affirmer le forum France Grèce qui se tient à Paris aujourd’hui. De la part du gouvernement hellénique, je voudrais remercier très chaleureusement le Ministre des finances Monsieur Bruno Le Maire, d’avoir soutenu ce forum, et d’avoir adopté des propos très favorables à l’égard de l’économie grecque.

L’énergie, la sécurité, la diversification de ses ressources, ce sont des domaines de prédilection où la coordination s’impose. J’ai eu l’occasion de tenir au courant le Président à propos de la signature du gazoduc EastMed qui donne la possibilité à ce que le gaz en provenance de la Méditerranée orientale puisse avoir accès aux marchés occidentaux. Le gaz naturel étant très important en tant que carburant de transit dans ce schéma qui est le nôtre afin d‘arriver à une économie avec zéro impact sur le climat d’ici 2050.

Je dois dire que nous avons évoqué les évolutions en Méditerranée orientale. Nous rejetons conjointement la conduite d’infraction, de contravention de la Turquie dans les mers de Chypre ainsi que de ces documents nuls, sans effet légal, que la Turquie a signé avec une partie de l’ordre politique de la Libye. Je dois réitérer sur ce point que toute solution politique en Libye a comme condition préalable l’annulation de ce document, de ce mémorandum qui n’a aucun effet légal. Donc toute solution politique passe par l’annulation de ce document. Sur ce point, la position de l’Union européenne, des Etats-Unis, du monde arabe et de la Russie est claire. La seule voie, c’est la voie du droit international et la Grèce y insiste sur cette voie avec modération et avec détermination. La Grèce défendra sa souveraineté et ses droits qui en découlent.

Dans ce cadre-là, Athènes se réjouit de la présence de la marine française en Méditerranée orientale en tant que garant de la paix. Athènes se réjouit de la coopération envisagée en la matière avec les forces navales françaises. Les deux pays mettent en marche une coopération stratégique en matière de sécurité et le calendrier a été déjà décrit de manière très claire par le Président Macron et c’est pour cette raison-là que nous avons décidé que les Ministres des affaires étrangères et de la défense seront en contacts réguliers par rapport à ces sujets. Donc, notre coopération bilatérale va prendre un nouvel élan en la matière.

Avec mon ami Emmanuel, on a une entente commune sur tout l’éventail des affaires européennes. La France a toujours été, sur ce point je tiens à en remercier tout personnellement le Président Macron, la France a toujours porté notre aide dans cet effort de faire baisser les excédents primaires car nous avons tenu nos promesses et nous avons réussi les objectifs pour l’exercice 2019 et l’exercice 2020. Donc, nous avons démontré la vraie volonté d’apporter des réformes. Il est temps donc de revendiquer la baisse des excédents primaires à partir de l’année 2021 afin d’apporter son soutien à cet effort d’arriver à une croissance durable. Nous savons que la France sera notre allié dans cet effort et nous en sommes reconnaissants.

Nous sommes d’accord également sur les grandes lignes du nouveau cadre pluriannuel. Le Président vient de le dire. Je quitte Paris pour aller à Bruxelles et m’entretenir avec le Président du Conseil européen, Charles Michel. Donc, la Grèce revendique des ressources augmentées en provenance du Fonds de cohésion. Nous considérons que c’est juste pour un pays qui, au cours de ces 10 dernières années, a perdu, si vous voulez, 25% de son PIB. Donc, il est juste de s’appuyer sur cet instrument de l’Union européenne.

Je dois ajouter que nous traitons de la même manière les autres dossiers, la France et la Grèce, telle que la nouvelle politique agricole ou l’avenir de l’Europe post-Brexit.

Mesdames et Messieurs, dans un tel entretien, la question des migrants et des réfugiés ne pouvait pas ne pas être traitée. La Grèce, en tant qu’Etat de première arrivée, et la France, en tant que pays de destination de flux secondaires, sont du même avis pour ce qui est de la gestion de ce dossier. Donc, les deux pays sont d’accord sur trois points clés afin de mieux gérer ce phénomène. En premier lieu, nos frontières orientales devront être gardées sous la responsabilité de l’ensemble de l’Europe. Le retour de ceux qui n’ont pas droit à la protection doit être intensifié et ces retours ont été intensifiés en Grèce récemment. Deuxièmement, nous sommes d’accord sur le fait que la déclaration commune de l’UE et de la Turquie continue à être toujours utile pourvu qu’elle soit pleinement respectée par la Turquie. En dépit de nos différences, nous voulons que notre pays voisin soit notre collaborateur pour gérer ce problème. En troisième lieu, nous nous sommes mis d’accord sur le fait que la gestion de ce problème ne relève pas de la gestion nationale. C’est une question de solidarité européenne qui doit être démontrée de manière très permanente. Nous attendons avec beaucoup d’intérêt les nouvelles propositions de la commission européenne et du Vice-Président grec, Monsieur Margarítis Schinas. Concernant l’asile et la migration, nous revendiquons, nous sommes pour une politique commune européenne en matière d’asile pour que l’Union européenne puisse adopter des règles en commun. Il s’agit de solidarité et de coresponsabilité. Ce n’est pas possible qu’il y ait des pays qui ont accès à la zone Schengen, c’est-à-dire libre circulation des citoyens, d’un côté, et d’un autre côté, qu’il y ait de tels pays qui ne veulent pas faire preuve de solidarité. Je pense que c’est une position qui ne peut plus être acceptée au niveau européen.

Avec le Président Macron, nous sommes aussi du même rang, pour ce qui est de la crise climatique. La Grèce s’est engagée à mettre en œuvre cette vision européenne optimiste, à savoir arriver à une économie avec zéro impact sur le climat d’ici 2050. Ce sont des engagements très osés. Nous allons fermer tous les industries polluantes qui produisent de l’énergie sur la base de [inaudible] d’ici quelques années. Nous voudrions être financés par le Fonds pour la transition juste afin de protéger ces groupes sociaux, cette partie de la population qui a peur de perdre quelque chose de cette transition énergétique. Je pense que les propos publics du Président Macron ont un impact positif énorme. C’est d’ailleurs à Paris qu’on a signé cet accord il y a deux ans. Donc, il est temps de mettre à jour cet accord en 2020 en Ecosse. Je suis sûr que la France et la Grèce vont faire leur devoir en la matière.

Permettez-moi de terminer mes propos, partageant avec vous une expérience personnelle. Il y a à peu près 40 heures que j’ai visité ce camp de concentration atroce qu’était Auschwitz. Il s’agit d’un lieu d’horreur où 55 000 juifs grecs ont perdu la vie, entre autres. Donc, ce lieu d’horreur m’a laissé profondément perplexe par rapport aux limites dans la conduite humaine pour ce qui est de la violence, de la démocratie, des responsabilités que nous avons nous tous vis-à-vis de l’avenir et de nos enfants. Et pourtant, je suis là à Paris en ce moment. Je pense que c’est un moment très important car il y a une œuvre littéraire grecque qui fait la parution à Paris pendant ce temps-là. C’est l’œuvre littéraire qui porte le titre Le Baron de Mauthausen. C’est un livre du grand écrivain Iákovos Kambanéllis qui est étant détenu lui-même a raconté la vie dans les camps de concentration. Une œuvre que le grand compositeur grec [xxx] a enrichi d’une musique sidérante. Donc, j’ai eu l’occasion d’offrir au Président Macron ce livre et sa traduction française. Là, je peux l’affirmer, suite à mon entretien avec mon ami Emmanuel, avec le Président Macron, les pensées sombres, les réticences s’éclipsent pour donner leur place à l’optimisme et l’espoir réaliste. La Grèce, la France, la Méditerranée et l’Europe peuvent mieux vivre. C’est à nous de marcher vers l’avant avec sécurité, paix, coopération et prospérité.

Emmanuel Macron : Merci, Monsieur le Premier ministre./.


- Télécharger les déclarations conjointes à la presse

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dernière modification le 31/01/2020

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