Milos

Lieu Type de site/monument Description
MILOS (Cyclades) Stèles et tombes Plusieurs sites dispersés sur l’île de Milos

Historique :

En arrivant à Milos, nous longeons une crique où, selon les habitants de l’île, un navire de guerre français serait venu enlever la statue de Vénus. C’est au cours d’un combat entre marins français et turcs que la statue –affligée- perdit ses bras.

1 - Le cimetière militaire français situé au lieudit « Bombarda [1] », recueillit les corps de soldats et de marins morts au cours de l’expédition de Crimée de 1853 à 1856 et de la Première guerre mondiale.

Le nom de Bombarda proviendrait du système de défense de l’île. C’est, en effet, à cet endroit qu’était installée une pièce d’artillerie, appelée à l’époque : une bombarde, destinée à protéger l’accès au port principal de l’île. Cette défense relevait de la Base navale française dont une stèle rappelle le souvenir dans le centre ville près de la mairie d’Adamas.

1.2 – Une cinquante de tombes se trouvaient dans le cimetière, les ossements des militaires français furent transférés en France après la Première guerre mondiale. Il reste sur place une stèle commémorative portant l’année 1897.

1.3 – Devant le monument, est restée une tombe d’un élève marin français, Edouard MARTIN, décédé à bord du navire de guerre « Le Donnaverth » le 26 août 1855, alors que le bâtiment relâchait dans le port de Milos.

Le site a été classé Monument Historique à protéger par les autorités grecques (J.O. hellénique N° 363/B du 20 mai 1993).

2 – à ADAMAS, non loin du port, une petite église catholique non entretenue abrite trois tombes dont celle de l’enseigne de vaisseau BONNEFOU, décédé le 20 août 1828 à bord du bâtiment de la marine royale « Le Rhinocéros ». On peut lire sur la tombe ces mots « Il fut bon époux, bon père de famille et emporte avec lui les secrets de tous ceux qui l’ont connu ».

3 – à PLAKA, dans le centre de l’île, dans un enclos fermé par une grille gisent abandonnées quatre tombes. Sur l’une d’elle apparaît le nom de BREST. Il s’agit du vice-consul ou d’un membre de sa famille, Louis J. BREST né le 20 mars 1789 dans l’île de l’Argentière et décéda à Milos le 14 octobre 1862. Rappelons qu’il fût décoré de la Légion d’Honneur et de plusieurs autres Ordres et « fut le bienfaiteur des îles de l’Argentière et de Milos, il sauva pendant les tourments révolutionnaires, sans distinction de culte, des milliers de chrétiens et de musulmans et s’attira l’estime et l’admiration de tous par son zèle et son dévouement ».

4 – Sur la place centrale d’Adamas, chef lieu de l’île de Milos, est érigée une stèle à la mémoire de la Base navale française.

Cimetière de Milos


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Vue face à la mer
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Au premier plan, la tombe de l’élève Edouard Martin
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Monument en centre ville à la mémoire de la base navale française
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Inscription sur le côté du monument

[1à noter qu’il n’existe, en 1897, aucun navire de guerre ni aucun bâtiment de commerce français répertorié sous le nom de « Bombarde », tant auprès du service historique de la marine à Vincennes, que de la Délégation à la mémoire des ACVG, du registre du Bureau Veritas et des Statistiques des naufrages et autres accidents en mer, ni dans la documentation du Service historique relative aux épaves (cf. note faxée N° 1251/SH/.197/25 du 11 mai 1995)(archives ambassade Athènes cote C.7.7).

dernière modification le 02/09/2011

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