Portrait du mois : Alexandrine BOUFFLERS, Directrice de l’Ecole française de Thessalonique

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Quel a été votre parcours professionnel ?

Je suis une femme chanceuse ! Mon parcours professionnel m’a, en effet, permis d’allier mon amour des enfants à celui de la culture.
Après des débuts comme Professeur des écoles au sein de l’Education nationale, je suis devenue directrice d’école puis maitre-formateur, en France ainsi qu’à l’étranger (aux Etats-Unis, en Roumanie et au Kosovo).

Diplômée en linguistique, j’ai toujours nourri un fort intérêt pour les langues et les cultures étrangères. C’est ainsi que j’ai intégré le Ministère des Affaires étrangères en 2009 où j’ai pu, pendant 4 ans, découvrir toutes les missions d’un Service de Coopération et d’Action Culturelle. J’y ai travaillé à la promotion de la culture et de la langue françaises, une mission qui me tient d’autant plus à cœur aujourd’hui !
Ces diverses expériences, dans des pays eux-mêmes très différents, m’ont beaucoup appris, sur le plan professionnel, bien sûr, mais plus encore sur le plan humain. Je suis heureuse, aujourd’hui, de me voir offrir une nouvelle opportunité pour apprendre.

Quelles sont vos priorités pour l’école ?

Avant de « penser au futur » de l’Ecole française de Thessalonique, il faut, je crois, « penser au présent » et consolider l’existant. Nous avons la chance que cette école, solidement ancrée dans la paysage local, propose un enseignement de qualité dispensé par des enseignants eux-mêmes de grande qualité.
Pérenniser passe (parfois) par de toutes petites innovations en termes d’organisation, de rationalisation et de communication : mise en place de registres, de réunions hebdomadaires ou de tableaux de services.

Parmi les priorités, s’il faut tenter de les lister : la sécurité des élèves et des personnels et la mise en œuvre des instructions officielles françaises dans le respect de la législation locale. Et enfin, bien sûr, il nous faut penser à l’avenir de nos élèves et les doter de tous les outils intellectuels et méthodologiques dont ils auront, un jour, besoin.

De façon plus personnelle et en tant que chef d’établissement, je crois beaucoup à la notion « d’équipe pédagogique ». Et, je ferai de mon mieux pour lui donner corps et la faire vivre au sein de notre école.

Comment vous sentez-vous à Thessalonique ?

En deux mots, je peux résumer ce que je ressens depuis que je suis arrivée à Thessalonique : chez moi ! Je me sens, en effet, comme à la maison. Je viens de Nice (Nikaia) et les ressemblances entre les deux villes y sont certainement pour quelque chose. Mais, pas seulement, je crois. Chaque jour, je suis touchée (parfois encore étonnée) par la gentillesse des gens, la douceur de vivre et la beauté des lieux.
Afin de m’intégrer à la vie locale, je prends des cours de grec, à raison d’une heure par jour ; j’espère pouvoir très vite acquérir suffisamment d’autonomie pour pouvoir enfin échanger.

Le plus difficile n’est certainement pas de s’installer à Thessalonique. Non, ce sera d’en repartir !

dernière modification le 15/09/2015

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