Un supplément spécial "France" édité pour le 14 juillet par Naftemporiki [el]

A l’occasion de la fête nationale française le 14 Juillet 2018, le quotidien économique Naftemporiki publie un supplément s’efforçant de montrer l’importance et la diversité des relations bilatérales franco-helléniques dans le domaine économique, culturel et institutionnel.

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A l’occasion de la fête nationale, le quotidien financier Naftemporiki publie un supplément dédié aux relations franco-grecques, à la place des entreprises françaises en Grèce et leurs projets de partenariat et d’investissements.

Le dossier présente la diversité des partenariats franco-grecs dans les domaines de l’économie et de l’innovation, les échanges touristiques et la place occupée par les sociétés françaises, qui sont restées durant la crise et travaillent désormais à renforcer leurs activités et contribuer ainsi au redémarrage économique de la Grèce.

Le quotidien Naftemporiki, dans son supplément, évoque l’ensemble de ces thèmes en insistant sur la collaboration intense que nos deux pays entretiennent.

Retrouvez (en grec), les articles suivants sur le site de Naftemporiki :
> Sur la confiance que la France porte à la Grèce, tribune de Christophe Chantepy, ambassadeur de France en Grèce
> Sur le commerce bilatéral et son importance
> Sur la qualité des productions automobiles françaises (tribune au Citroën DS7 Crossback)
> Sur la nécessité de la stabilité fiscale et économique pour assurer des investissements français en Grèce, tribune de du Président de la chambre commerce franco-hellénique
> Sur le réseau MAZINNOV dédié à l’innovation et à l’entrepreneuriat franco-hellénique
> Sur les opportunités d’investissement en Grèce, tribune de Katerina Manali, Directrice de l’Investissement à la chambre de commerce franco-hellénique
> Sur l’importance du tourisme français en Grèce
> La croissance des entreprises françaises en Grèce et à Chypre
> Sur la présence de 120 entreprises françaises en Grèce
> L’enjeu de Groupama Assurances en Grèce : assurer demain

Retrouvez également la tribune de l’ambassadeur de France en Grèce dans le supplément publié par Naftemporiki :

"La France a toujours cru en la capacité de la Grèce à sortir de la crise et à retrouver toute sa place en Europe et au sein de l’Eurozone. C’est la raison pour laquelle elle a, depuis le début de cette crise, poussé à l’adoption de mesures permettant à la Grèce d’assainir sa situation financière et de renouer avec la croissance. Elle s’est toujours tenue aux côtés de la Grèce, particulièrement au cours de l’été 2015 et depuis l’adoption du 3ème programme d’aide. Ce volontarisme et cet optimisme français est maintenant largement partagé, puisque les décisions prise en Eurogroupe le 21 juin dernier permettent de regarder avec confiance la période qui va s’ouvrir avec la fin du 3ème programme. Le Président Macron a « salué l’accord très positif sur la dette de la Grèce, un nouveau départ pour ce pays ami que la France soutient tant ». Il a ajouté : « malgré les difficultés, l’Europe avance : un accord franco-allemand historique sur la zone euro et une vraie sortie de crise pour la Grèce. L’Europe des résultats existe quand la détermination est là."

C’est ce volontarisme et cet optimisme qui ont inspiré la « Déclaration pour un partenariat stratégique » signé en octobre 2015 entre la France et la Grèce, par le Président Hollande et le Premier ministre Tsipras, qui prévoyait notamment la relance des investissements français. Ce numéro spécial de Naftemporiki présente les résultats obtenus sur ce terrain, que ce soit par des entreprises françaises déjà présentes en Grèce ou par des entreprises nouvellement entrantes.

La Grèce est en train de tourner la page d’années très difficiles. Les réformes menées depuis bientôt huit ans portent leurs fruits. Le peuple grec a consenti des efforts considérables et il a ainsi montré sa détermination à rester dans l’Europe, son attachement au projet commun. Depuis de nombreux mois les signaux de croissance sont positifs, et se concrétisent, même si la traduction n’en est pas encore visible dans la vie quotidienne de nos amis Grecs. Le travail de réforme devra se poursuivre, notamment pour l’administration publique et la justice. Sur ce point la Grèce pourra compter sur la présence à ses côtés de la France après la sortie des programmes, que ce soit sous la forme d’un soutien technique là où les autorités grecques en expriment le besoin – c’est le travail de notre opérateur Expertise France, qui propose des solutions pour aider l’appareil administratif et étatique grec à se transformer pour être plus efficace – ou sous celle d’un soutien politique, réaffirmé à chacune des visites de haut niveau dans nos pays respectifs et sur la scène européenne.

Le retour de la croissance et la sortie des programmes vont, j’en suis convaincu, continuer d’alimenter un élan déjà perceptible et redonner aux citoyens grecs confiance en leurs capacités et leurs talents. Et à cet égard, j’aimerais rappeler deux points forts qui sont pour moi des évidences.

La Grèce attire à nouveau les investissements étrangers, et bien sûr français. Les réformes engagées pour développer l’attractivité du pays ont été remarquées par les investisseurs. J’en veux pour preuve l’intérêt des responsables économiques français pour lancer des projets avec la Grèce : 43 d’entre eux ont accompagné le président de la République à l’automne dernier lors de sa visite à Athènes, et les discussions sont bien avancées pour plusieurs projets de grande envergure. Ils viendront s’ajouter à la centaine de filiales de sociétés françaises déjà présentes dans le pays, faisant de la France le 2e investisseur avec 1,9 milliards d’euros par an et près de 13 000 emplois, et qui sont restées dans leur écrasante majorité fidèles à la Grèce durant les années de crise. Ce partenariat entre nos entreprises, on ne le sait pas assez, a un impact direct sur la vie quotidienne de la population : dans le transport, avec 360km d’autoroutes réalisés par Vinci ou les 25 rames des futures lignes de tramway d’Athènes confiées à Alstom ; dans les services avec Téléperformance ; dans l’assurance, avec Groupama et Axa ; dans les télécommunications, avec l’apport de la société Nexans pour relier les îles au continent. Et c’est une entreprise française, Engie, qui assure l’entretien du très emblématique Centre culturel Niarchos.

La Grèce dispose en elle-même des moyens de s’en sortir. On sait qu’elle dispose d’un grand potentiel déjà bien identifié dans des secteurs d’avenir : les tourismes, les énergies, l’agriculture, l’activité portuaire, l’agro-alimentaire, la logistique. On sait moins qu’elle a un grand réservoir de talents : sa jeunesse. J’ai pu constater depuis bientôt trois ans déjà la résilience, la haute qualification et la capacité à inventer des solutions innovantes des jeunes Grecs. Ils sont l’avenir du pays et nous voulons les soutenir et les aider à rester en Grèce. C’est le sens de l’action de l’Ambassade qui a créé le réseau Mazinnov. Ce réseau franco-hellénique de l’innovation compte 250 acteurs français et grecs des écosystèmes de l’innovation. Il a organisé deux forums de l’innovation à Athènes et co-organisera en 2018 une quinzaine d’événements autour de l’innovation. Et il a déjà permis l’adoption d’une vingtaine de start-ups par des entreprises présentes en Grèce.

La relation franco-grecque est toute particulière car elle se nourrit d’admiration réciproque. Isocrate disait : « c’est dans le malheur qu’on reconnait les vrais amis ». La France s’est tenue aux côtés de la Grèce pendant les années de crise, et plus que jamais, la France sera à ses côtés dans la période qui s’ouvre, pour que nos amis Grecs retrouvent la foi en l’avenir, en leur avenir.

dernière modification le 17/09/2018

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