Visite à Paris de M. Dimitris Droutsas, ministre délégué aux Affaires étrangères

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Accueil de M. Dimitris Droutsas, ministre grec des Affaires étrangères, par M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes (Quai d’Orsay)
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Ministère des Affaires étrangères et européennes/Cyril Bailleul
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M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, s’est entretenu avec M. Dimitris Droutsas, ministre grec délégué aux Affaires européennes,au Quai d’Orsay, à Paris, le 28 juin 2010.

Cet entretien a été l’occasion d’évoquer l’actualité européenne et, en particulier, la crise financière. Il a permis de réaffirmer la solidarité de notre pays vis-à-vis de la Grèce et de marquer notre plein soutien au courageux programme de réformes engagé par le gouvernement grec.

Cet entretien a permis également d’évoquer les principales questions régionales ainsi que l’actualité internationale, en particulier la situation au Proche-Orient.


En savoir plus

- Point de presse - Vidéo

Visionner le point de presse commun des deux ministres, propos du ministre M. Bernard Kouchner.


- Point de presse conjoint du ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, et du ministre grec délégué aux Affaires étrangères, Dimitris Droutsas - Propos de M. Kouchner (Paris, 28 juin 2010)

Bonsoir,

Vous n’êtes pas étonnés de me voir heureux de recevoir mon ami, le ministre grec délégué aux Affaires étrangères, Dimitris Droutsas. Vous n’êtes pas surpris, non plus, que nous entretenions une excellente relation.

J’ai été heureux de constater que la façon dont nous nous tenons aux côtés de nos amis grecs semble donner de bons résultats et que la première étape d’un long processus commence de se dessiner - Dimitris Droutsas va vous en parler plus précisément.

La France s’est toujours trouvée du côté de ses amis grecs. Depuis le début de cette crise économique, nous avons affirmé que l’Union européenne devait non seulement œuvrer pour la défense de notre monnaie, l’euro, mais également se trouver aux côtés de nos amis grecs. C’est ce que nous avons fait. Cela a pris un peu de temps, comme vous le savez, cela n’a pas toujours été très simple mais l’histoire de l’Europe n’est pas simple. C’est l’histoire de vingt-sept pays qui décident de travailler ensemble, de plus en plus étroitement, de plus en plus institutionnellement, de plus en plus amicalement. L’histoire de l’Union européenne est aussi une série de crises.

Je suis très heureux que Dimitris m’ait donné des exemples de cette volonté. Il faut souligner la formidable décision, le courage de cette entreprise qui a été animée par Georges Papandréou et son gouvernement. Cette décision n’était pas évidente car il s’agit pour la population, pour les citoyens grecs d’un effort et d’un programme difficile à accepter. Je suis très heureux d’avoir été depuis le début, une sorte de compagnon de route et que le président Sarkozy et Georges Papandréou aient ensemble décidé dès le 1er jour que nous étions tous solidaires.

Il y aura d’autres épisodes, il y a eu d’autres alertes. Le G20 vient de se terminer, il n’a pas produit tout ce que les responsables européens attendaient, mais cela aussi prend du temps.

Voilà ce dont nous avons parlé avec mon ami Dimitris. Nous avons également évoqué les Balkans et la situation au Moyen-Orient. Nous avons évoqué ce qui se passe à Gaza, et les perspectives qui semblent se dégager.

Je crois que je n’ai rien oublié mais sur tous ces sujets le ministre délégué aux Affaires étrangères grec et moi-même sommes en parfait accord.

Je m’excuse d’avoir été un peu long, je laisse la parole à Dimitris.

(…)

Comme vous pouvez le constater, nous avons parlé de tout.

Q - Une question pour vous Monsieur Kouchner, quel est votre sentiment concernant la situation économique en Grèce et dans l’Union européenne, sachant que la plupart des pays européens traverse actuellement une période de restrictions notamment des dépenses publiques ?

R - Ne me demandez pas d’être prophète ! Honnêtement, je suis un habitué des crises européennes.. C’est une crise économique mondiale et la question est de savoir quelle est la meilleure option pour réformer à l’échelle mondiale le système économique et financier ?

A propos du G20, faut-il être optimiste ou pessimiste ? Cela va prendre du temps mais je suis assez confiant, je crois en l’avenir de l’Union européenne. C’est une fantastique aventure politique et nous en faisons partie avec nos amis grecs. Il n’y a pas de doutes que nous affronterons d’autres difficultés, d’autres troubles, d’autres tempêtes… mais agir ensemble c’est la seule voie.

Sans l’Union européenne, que serions-nous ? Cela concerne 500 millions d’habitants, les plus riches du monde. Il est difficile, en effet, de mettre en place une gouvernance européenne, mais c’est unique et nous sommes un excellent exemple non seulement pour l’Europe mais pour le reste du monde.

Oui, je suis optimiste. Je ne sais pas ce qui se passera aux mois de septembre et décembre mais j’ai la conviction que les objectifs sont les bons et que c’est la stratégie qui doit être poursuivie. Je ne suis pas un europessimiste, je sais que parfois, demandez à Dimitris, c’est difficile d’endurer, d’écouter vingt-six personnes, mais c’est nécessaire.

Merci beaucoup./.


- Entretien de M. Droutsas avec M. Kouchner, ministre français des Affaires étrangères - Conférence de presse conjointe (Paris, 28 juin 2010)

Extrait du site du ministère grec des Affaires étrangères (www.mfa.gr)

Il est communément admis que la Grèce et la France entretiennent de bonnes relations. Tout le monde sait que la France a dès le début soutenu la Grèce et le peuple grec dans la lutte contre la crise économique. La solidarité dont la France a fait preuve à l’égard de notre pays a été sans précédent et, bien évidemment, j’ai remercié M. Kouchner pour ce soutien. Nous avons évoqué toute une série de questions à savoir les évolutions relatives à la crise économique internationale, notamment à l’issue du Sommet du G-8, les développements au sein de l’UE, et, bien entendu, les évolutions internationales et les questions d’intérêt particulier pour la Grèce, telles que les évolutions dans la région des Balkans, l’initiative bien connue de la Grèce concernant la perspective européenne des Balkans, ledit « Agenda 2014 », les relations avec la Turquie et le parcours européen de cette dernière, les évolutions relatives à la question chypriote ainsi que la question de l’Iran et les évolutions au Moyen-Orient. Force est de souligner de nouveau que nos relations sont particulièrement étroites, tout comme notre coopération et nos entretiens d’aujourd’hui ont de nouveau attesté du niveau élevé de nos relations bilatérales.

- en français : www.mfa.gr/www.mfa.gr/fr-FR
- en grec : www.mfa.gr/www.mfa.gr/Articles/el-GR/ts29062010_ALK1050.htm

dernière modification le 30/06/2010

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